Comité de direction: Christophe Bident, Jérémie Majorel, Parham Shahrjerdi. Comité de rédaction: Monique Antelme, Andrew Benjamin, Gisèle Berkman, Vanghélis Bitsoris, Marco Ciaurro, Marcus Coelen, Danielle Cohen-Levinas, Jonathan Degenève, Kai Gohara, Kevin Hart, Leslie Hill, Mike Holland, Susanna Lindberg, Charlotte Mandell, Laura Marin, Ginette Michaud, Marcelo Jacques de Moraes, Jean-Luc Nancy, Yuji Nishiyama, Paul-Emmanuel Odin, Hannes Opelz, Joon-Sang Park, Edson Rosa da Silva, Benoît Vincent, Serge Zenkine, Giuseppe Zuccarino.
Dans un article publié dans le n° 17 du Cahier Critique de Poésie (mars 2009), Jérôme Duwa revient sur la récente réédition des Ecrits politiques de Maurice Blanchot aux éditions Gallimard. Jérôme Duwa, spécialiste du surréaliste Jean Schuster, souligne l’importance de la pensée politique de Maurice Blanchot lors des événements comme la guerre d’Algérie et mai 68. Il mentionne lui aussi les lacunes de la présente édition.
Grâce à la suggestion et à l’entremise de Pascal Possoz, nous avons rencontré Didier Sicard. Cet entretien a eu lieu le 15 décembre 2008 à l’Université Paris 7 – Denis Diderot. Didier Sicard évoque pour nous sa lecture de Blanchot, l’importance que cette lecture a pour lui en tant qu’homme et que médecin.
Didier Sicard est médecin, ancien président du Comité consultatif national d'éthique de 1999 à 2008, dont il reste président d’honneur. Il est professeur de médecine à l'université René-Descartes et a été chef de service de médecine interne à l'hôpital Cochin, à Paris. Ouvrages du professeur évoqués dans cet entretien : La Médecine sans le corps, Plon, 2002 ; « L’instrumentalisation du plaisir » in Alain Houziaux (sous la direction de), Le Corps, un plaisir ou un poids ?, Les Editions de l’Atelier / Les Editions Ouvrières, 2006 ; préface et « Prudence et précaution » in Emmanuel Hirsch (sous la direction de), Ethique, médecine et société, Vuibert, 2007 ; préface à Donatien Mallet, La Médecine entre science et existence, Vuibert, 2007.
Traduction italienne de l'article de Jonathan Littell, parue dans l'édition du 22 février 2009 du Corriere della Sera.
Mi chiedete di scrivere su Blanchot - o con lui, o al suo fianco, non importa. Lui avrebbe detto: è un lavoraccio. Ancor di più perché si pone immediatamente il problema: come scrivere seguendo la scia del suo pensiero senza essere travolti dal suo linguaggio?
En Corée, par rapport à d’autres figures de la philosophie contemporaine française (par exemple, Michel Foucault et Gilles Deleuze dont presque tous les ouvrages sont traduits), Maurice Blanchot était inconnu. Bien que quelques-uns de ses écrits soient déjà traduits — par exemple, L’Espace littéraire, Le Livre à venir, La Communauté inavouable, L’Arrêt de mort, Thomas l’obscur (nouvelle version), Aminadab —, les lecteurs n’avaient pas de moyen sûr pour accéder à son œuvre.
Nous remercions Jonathan Littell, auteur des Bienveillantes, qui nous autorise à mettre en ligne le texte qu'il a publié ce mois-ci dans la NRF, consacré à Maurice Blanchot. Charlotte Mandell, traductrice de Blanchot en anglais (Faux pas, Le livre à venir, La Part du feu, Une voix venue d’ailleurs), et traductrice de Littell (Les Bienveillantes, à paraître en mars chez HarperCollins à New York, sous le titre The Kindly Ones), a également traduit ce texte de Littell sur Blanchot.
« Lire » ?
Jonathan Littell
Écrivez sur Blanchot, me demande-t-on, ou avec, ou à côté, ou tout contre, peu importe. Lourde tâche, aurait-il dit lui-même. Et cela d’autant plus qu’immédiatement se pose le problème : comment écrire dans le sillage de cette pensée sans être entraîné par son langage ? Nul, à ma connaissance, n’y est arrivé (sauf peut-être Foucault, Levinas : effrayants ancêtres). Bon, essayons, quitte à assumer ce risque-là.
What follows is a commentary on a text by Maurice Blanchot entitled "Reading," first published in La Nouvelle Revue Française in 1958 and later incorporated into L'espace littéraire. Jonathan Littell's commentary was written for the 100th anniversary issue of La Nouvelle Revue Française, published in February 2009. It is translated by Charlotte Mandell and appears by kind permission of the author.
Write about Blanchot, I am asked – or with him, or alongside him, or against him, it doesn’t matter. A difficult task, he himself would have said. All the more so since the problem immediately arises: how to write in the wake of this thinking without being carried away by its language? No one, to my knowledge, has managed it (except perhaps Foucault, Levinas: frightening predecessors). Well, let us try, even if it means taking that risk.
Marcus Coelen (éd.), Die andere Urszene [L’autre scène primitive. Textes de Maurice Blanchot, Philippe Lacoue-Labarthe, Serge Leclaire, Donald Winnicott, Michael Turnheim, Marcus Coelen], Berlin, Diaphanes, 2008.
Ce recueil propose une constellation de textes, en traduction allemande, permettant de réfléchir, d’une part, sur les rapports de l’écriture blanchotienne et la psychanalyse et, d’autre part, de faire lire ce qui échappe à une telle tentative de rapprochement.
Cette constellation a un double centre : premièrement, le fragment qui porte, à partir de sa première publication en 1976, puis dans L’écriture du désastre,« Une scène primitive (?) » comme titre, d’abord sans, puis avec point d’interrogation ; deuxièmement, le « poème en prose » Émoi de Philippe Lacoue-Labarthe dans lequel la lecture de la « scène primitive » est palpable.
Compte-rendu de Benoît Vincent, L’anonyme. Maurice Blanchot (la littérature inquiète I), publie.net, 1998-2007, 203 p.
Benoît Vincent définit clairement son projet : « loin d’avoir pu tout lire, je ne prétends en aucune manière opérer une lecture qui soit décisive ou même pertinente ; je ne prétends en aucune manière “faire le point” sur l’état actuel de la recherche ; je ne prétends en aucune manière même informer ou communiquer. Mon travail est une dérive à partir de l’œuvre de Maurice Blanchot et si les textes cités ont bel et bien été lus, durant de longues heures à l’ombre des bibliothèques, tous ne seront pas ici détaillés à fond. » (12) C’est dire qu’il ne s’agit pas ici d’un travail de type universitaire, thèse ou autres. Non que cette humilité soit le revers d’une incapacité. L’essai démontre au contraire en de multiples endroits une maîtrise de la bibliographie critique sur l’œuvre de Maurice Blanchot, en particulier dans le domaine anglo-saxon, qu’envierait n’importe quel thésard français. Et rappelons que l’auteur est un des deux principaux instigateurs de la bibliographie critique disponible sur notre site, dont il est inutile de souligner l’importance pour tous les travaux à venir sur Blanchot.
L’essai de Benoît Vincent, parmi tout ce qui peut se publier de bon et de moins bon sur Blanchot chaque année, mérite véritablement d’être distingué pour quatre grandes raisons.
Suite à la réédition chez Gallimard au printemps 2008 des Écrits politiques de Blanchot sous la responsabilité d'Éric Hoppenot, un certain nombre d'écrivains et d'intellectuels ont alerté l'éditeur sur les nombreuses erreurs que comporte cette édition. Et ce, à plusieurs reprises : lors de deux rencontres rue Sébastien-Bottin en juin et en septembre, et par une lettre adressée à Antoine Gallimard fin octobre, signée des personnes suivantes : Monique Antelme, Andrew Benjamin, Gisèle Berkman, Christophe Bident, Danielle Cohen-Levinas, Marguerite Derrida, Michel Deguy, Kevin Hart, Leslie Hill, Mike Holland, Jean-Luc Nancy et Parham Shahrjerdi.
Nous avions indiqué sur le site dès le mois de juin quelques-unes des erreurs que comporte cette réédition. Dans l'attente d'une réédition de la réédition… nous jugeons nécessaire de faire part sans tarder aux lecteurs de l'ensemble des erreurs que plusieurs membres de notre comité de rédaction ont pu relever.
En novembre 2007, des membres de la communauté blanchotienne aux Etats-Unis se sont réunis au Bard College pour célébrer, par mots et en musique, le centième anniversaire de la naissance de Maurice Blanchot...
In November 2007, members of the Blanchot community gathered at Bard College to celebrate, in words and music, the hundredth anniversary of Maurice Blanchot’s birth...
APENAS BLANCHOT! André Queiroz, Luiza Alvim, Nilson Oliveira (organizadores) ISBN: 978-85-86816-13-0
SUMÁRIO
Uma apresentação - André Queiroz Blanchot / Artaud ou "L'homme qui pense se dépense" - Ana Paula Kiffer Um grito na suspensão da morte - André Queiroz Sobre pequenos acontecimentos de leitura - oralidade e espaçamento no começo de uma narrativa de Maurice Blanchot - Christophe Bident Entre eles - Danielle Cohen-Lévinas Blanchot - Eduardo Prado Coelho Uma testemunha de sempre - Jacques Derrida Expressão da crueldade e crueldade da expressão - Karl Erik Schollhammer De Duras para Blanchot: minha solidão conhece a sua - Lucia Castello Branco A escrita e sua temporalidade: Maurice Blanchot e Emmanuel Lévinas - Magali Mendes de Menezes Uma vida - noutra - Nilson Oliveira Morrer para poder escrever: cruzamentos entre Kafka e Blanchot - Tatiana Levy Sobre os autores
Parham Shahrjerdi - Benoît Vincent Bibliographie critique de Maurice Blanchot avec la collaboration de Jérémie Majorel
Ce travail de compilation regroupe à l'heure actuelle plus de 1000 articles, chapitres d'ouvrages, numéros spéciaux de revues, ouvrages, compte-rendus, films depuis 1942 à nos jours dans tous les pays.
Pour découvrir la bibliographie critique de Maurice Blanchot, cliquez ici.
Maurice Blanchot: partenaire invisible Christophe Bident Editions Champ Vallon
Réédition. coll. «Les classiques»
ISBN 978.2-87673-496-8
Les éditions Champ Vallon publient l'essai biographique de Christophe Bident, Maurice Blanchot, partenaire invisible, dans une nouvelle collection, "Les classiques de Champ Vallon". Aucun changement dans le texte, mais le livre paraît dans un format semi-poche: plus petit, plus maniable et surtout moins cher !
Maurice Blanchot centenaire – pour la littérature de cent ans à venir
Gendaishi Techo, éditions Shicho-sha, juillet 2008
Au commencement du mois d’août, on a pu trouver en librairie japonaise un grand volume blanc de 376 pages consacré à Blanchot : « Maurice Blanchot centenaire – pour la littérature de cent ans à venir », à côté d’un volume noir de 280 pages du même format qui est également consacré à Blanchot : « Maurice Blanchot – au-delà de l’impossibilité ». Il s’agit d’un numéro spécial de la revue Gendaishi Techo (Cahier de poésie contemporaine) pour commémorer le centenaire de Blanchot, avec la réédition heureuse de l’ancien numéro spécial de la même revue paru il y a exactement trente ans (1978). Grâce aux bons offices de l’éditeur, les lecteurs voient le développement de l’œuvre et de la situation autour de Maurice Blanchot dans ces trente dernières années. Avec le nouveau numéro spécial, on a publié sept articles de L’entretien infini, un extrait de L’écriture du désastre, avec les commentaires détaillés des traducteurs. On a traduit la dernière partie de la conférence de Derrida au colloque sur Blanchot de 2003, la réponse de Lacoue-Labarthe à la lecture derridienne de L’instant de ma mort, l’analyse minutieuse des relations entre Barthes et Blanchot par Christophe Bident, le réexamen de la notion de désœuvrement, une conférence à Tokyo de Dominique Rabaté. Pour le reste, voici le sommaire :
Waclaw Rapak, « Après coup » précédé par « Le ressassement éternel » de Maurice Blanchot : une lecture, Universitas, Kraków, 2005, 288 p.
L’auteur, professeur à l’Université Jagellone de Cracovie, propose dans cette étude, sobrement comprise comme une « tentative de lecture(s) », une analyse de l’ensemble que forment les deux premiers récits de Maurice Blanchot, Le dernier mot (1935) et L’idylle (1936), ainsi que la postface que Blanchot a ajoutée en 1983, à l’occasion de la republication de ces récits. L’originalité de la démarche tient à un double parti-pris de lecture : l’interrogation de la postface d’abord, supplément paratextuel, découvrant le ressassement sous deux aspects, catégorie esthétique et manière d’écrire, d’une part, et « phénomène » et manière d’être, d’autre part ; la forme du commentaire ensuite qui, pour être forcément incomplet, suit pas à pas les deux récits, donnant à voir en quoi le ressassement préfigure une dimension de toute l’entreprise blanchotienne. Une lecture à la fois précise, et riche d’interrogations ouvertes à travers l’Œuvre entière, à poursuivre.
Les éditions Gallimard rendent à nouveau disponible le volume des Écrits politiques de Blanchot, paru en 2003 chez Léo Scheer dans la collection dirigée naguère par Michel Surya. Cette publication, enrichie de quelques inédits, est heureuse. La qualité de l’édition l’est moins. Les erreurs sont multiples et seront corrigées, selon Éric Hoppenot, à la réédition. En attendant, on lit, par exemple, iman au lieu d’imam et Enzberger au lieu d’Enzensberger. La contribution de Jean-Luc Nancy à la « traduction » et à l’histoire du texte « Berlin » se trouve effacée : le philosophe n’est même pas nommé. Signalons surtout l’erreur la plus grave : Après coup est daté de 1947, alors que cette postface au Ressassement éternel (ensemble de deux récits qui ont bien paru, eux, une première fois en revue juste après la guerre), date de 1983. L’erreur est grave car elle n’est pas seulement chronologique : elle est historique et elle engage la lecture de l’œuvre de Blanchot. Blanchot n’a pas (malheureusement ?) parlé d’Auschwitz en 1947, comme cette erreur de date le donne à croire. Rappelons qu’à notre connaissance, la première mention des camps, rapide, date de 1950, à l’occasion d’un texte sur Cayrol, et la seconde, décisive, date seulement de 1962, avec l’article sur le livre d’Antelme. Rappelons aussi que dans une lettre de mai 1946, Bataille doute que Blanchot veuille écrire un article sur le livre de Rousset.
Sérgio Medeiros: Où commence l’œuvre de Blanchot ? Dans le roman, dans la littérature, ou dans la réflexion philosophique ?
Christophe Bident: Où commence une œuvre ? C’est-à-dire : dans quel lieu, dans quel espace naît-elle au temps qui la reconnaîtra ? A-t-elle même une origine, une seule origine ? Que débute-t-elle ? En ancien français, débuter signifiait, dans un jeu de boules, buter contre une boule déjà lancée par un adversaire. Contre quelle œuvre celle de Blanchot commence-t-elle ? Commence-t-elle comme œuvre ? Commence-t-elle, comme vous le suggérez, dans un genre, le roman, ou dans une discipline, la littérature, la philosophie ?
Blanchot semble répondre deux fois à cette question. Une fois en 1980, dans L’Écriture du désastre, quand il évoque la scène primitive où l’enfant, six ou sept ans, a pour la première fois la sensation du vide, du rien, du néant, en regardant le ciel par la fenêtre. Une fois en 1983, dans Après coup, quand il évoque les deux récits, « L’idylle » et « Le dernier mot », qu’il rédigea secrètement en 1935 et 1936, et qui lui permirent de décanter une écriture qui butait depuis plusieurs années sur la forme romanesque : il put alors réussir à achever ce premier roman, publié en 1941 et intitulé Thomas l’obscur. Ces récits courts auraient ainsi débuté le roman qui inaugure officiellement la bibliographie de Blanchot. Un roman qui sera débuté lui-même puisque neuf ans plus tard, Blanchot en publie une seconde version qui remplacera définitivement à ses yeux la première.
A l’occasion du centenaire de la naissance de Maurice Blanchot (1907-2003) - le jour même de l’anniversaire de sa naissance : le 22 septembre - et de la publication des Chroniques* littéraires du Journal des débats (avril 1941-août 44), la Maison des Ecrivains et de la littérature – en partenariat avec France Culture et le Petit Palais du Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris- a proposé à 9 écrivains de lire « leur » Blanchot pour faire entendre la « voix » de Blanchot dans son étrange familiarité.
Avec : Marcel Cohen, Michel Deguy, Jacques Dupin, Sylvie Germain, Patrick Kéchichian, Anne Parian, Gilles Quinsat, Esther Tellermann, Alain Veinstein Modérateur : Didier Cahen
(…) la lecture ne fait rien, n’ajoute rien ; elle laisse être ce qui est ; elle est liberté, non pas liberté qui donne l’être ou le saisit, mais liberté qui accueille, consent, dit oui, ne peut que dire oui et, dans l’espace ouvert par ce oui, laisse s’affirmer la décision bouleversante de l’œuvre, l’affirmation qu’elle est et rien de plus. Maurice Blanchot, L’espace littéraire, Gallimard, 1955
* Chroniques Littéraires du Journal des débats (avril 1941-août 1944) Edition de Christophe Bident Collection les Cahiers de la NRF. Gallimard
Politische Schriften 1958-1993 Écrits politiques de Maurice Blanchot
Traduit en allemand par Marcus Coelen
Diaphanes Verlag ISBN 978-3-03734-005-9
Maurice Blanchot (1907-2003) – oft mit dem Klischee des Einsamen assoziiert – begleitete den Großteil seines literarischen und philosophischen Schaffens mit einem radikalen politischen Engagement, das von der Notwendigkeit eines gemeinsamen Denkens bewegt war. Gerade die Idee der Gemeinschaft – nicht reduzierbares Sein mit dem Anderen im Denken, Schreiben, Handeln – setzte er jeder Form fusionistischer, nationaler oder gar nationalistischer Politik entgegen. Seit 1958 wird dieses Denken im Öffentlichen manifest: zunächst in der Weigerung vor dem Unakzeptablen der Machtübernahme De Gaulles; dann in der bedingungslosen Erklärung zur Unterstützung der Befehlsverweigerer und Fahnenflüchtigen des Algerienkriegs; über die intensive Arbeit am Internationalismus einer europäischen politisch-literarischen Zeitschrift von unerhörtem Format und im kollektiven und anonymen Schreiben in den Tagen des Mai ‘68; zu Stellungnahmen im medialen Diskurs zum »Fall Heidegger« und zur Erinnerungspolitik der Vernichtung der europäischen Juden; bis schließlich in der bis zuletzt aufrecht erhaltenen Weigerung, die Idee des Kommunismus den politischen Ereignissen zu opfern. Der Band dokumentiert die politischen Texte Blanchots aus den Jahren 1958 bis 1993 und will die Untrennbarkeit seines philosophischen und literarischen Denkens vom Politischen deutlich machen.
La littérature inquiète, 1 L’anonyme, essai sur Maurice Blanchot Benoît Vincent publie.net
L’anonyme, essai sur Maurice Blanchot, est le premier volet d’un triptyque, dont le second est consacré à l’œuvre de Pascal Quignard (Le revenant) et le troisième, disponible UNIQUEMENT sur internet est une dérive à partir des deux premiers, sur le livre, le lien entre lecture et écriture, la disparition de l’auteur, le biographique, l’autobiographique, Jean Paulhan, l’évolution du support et le multimédia... le tout étant désigné comme l’inquiétude même. Ces trois volets forment La littérature inquiète.
Blanchot's Epoch Paragraph Volume 30 Number 3 (November 2007)
Edited by Leslie Hill and Michael Holland
As a writer of fiction, a literary critic, thinker and political commentator, Maurice Blanchot (1907-2003) fulfilled and exhausted some of his century's most pressing challenges. The twentieth century, then, may be thought to have been Blanchot's epoch. As he himself was aware, however, no epoch is properly contemporary with itself. If he speaks of his own age from a place firmly embedded in the struggles and transformations which marked it, therefore, he also writes from a place which exceeds the confines of that epoch, and where history in the received sense gives way to a totally different mode of time. Where then does Blanchot's writing leave the twentieth century, and in what ways does it ask to be read at the beginning of this new century, this new millennium? In the centenary year of his birth, the contributors to this volume consider these questions from a variety of approaches, and address the significance of Blanchot's writing for the times to come.
Éditions Gallimard Cahiers de la N.R.F Edition établie par Christophe Bident En librairie le 11 octobre 2007
Jamais Maurice Blanchot n'aura écrit autant de chroniques littéraires que pendant ces années de guerre. Entre avril 1941 et août 1944, chaque semaine, un article recense un ou plusieurs livres récemment parus : romans, poèmes, essais donnent lieu à une réflexion singulière, toujours plus sûre de sa propre rhétorique, livrée davantage à l'écho de l'impossible ou aux sirènes de la disparition. Une critique de jugement ouvre la voie à une critique d'interprétation. Entre les circonstances de la guerre, ce qu'elles rendent possible ou impénétrable, et les fondements de l'acte littéraire, variables au gré des références classiques ou modernes qu'il emprunte, ce sont aussi les théories que Blanchot développera parfois bien plus tard, de La Part du feu à L'Entretien infini et même à L'Écriture du désastre, qui se trouvent ici esquissées. Non sans contradictions ni pas de côté, et dans la certitude fiévreuse d'une œuvre qui commence. Environ un tiers de ces chroniques avait déjà été repris dans Faux Pas, en 1943. C'est tout le reste que nous éditons ici. On y lira des textes sur Dante, Rabelais, Descartes, Montesquieu, Blake, Hoffmann, Jarry ou encore Joyce... On y verra revenir Giraudoux, Mallarmé, Valéry, les surréalistes français et les romantiques allemands. Ces articles révèlent la généalogie d'un critique qui a transformé l'occasion de la chronique en nécessité de la pensée.
Maurice Blanchot et la poésie Jacques Dupin Editions P.O.L
Extrait tiré de : Jacques Dupin, M'introduire dans ton histoire, Paris: P.O.L, 2007, p. 123/127.
Le souci premier de Maurice Blanchot n'est pas la poésie. On peut dire cela. Même s'il a écrit de nombreux essais, admirables, sur les œuvres de poètes qui comptent. Mais plus largement la question de la poésie est partie essentielle de sa réflexion sur la parole et sur l'écriture. (…) L'expérience de Maurice Blanchot rejoint, ou précède, assure et confirme, éclaire de sa lucidité, de sa vigilance, le vrai travail profond sur la langue auquel le poète, à ses risques et périls, ne peut à aucun moment se soustraire. Une mise à nu de la langue, une exécration de la rhétorique et de la poétique, une décapitation du roi, un rappel des dieux morts et de leur retour impossible, cependant semeur de cailloux.
100ème anniversaire de la naissance de Maurice Blanchot
Maurice Blanchot, 1907-2003
Par Jean-Luc Nancy
L’entretien infini, avec ce titre – celui d’un des plus imposants de ses ouvrages - on pourrait tenter d'emblématiser la pensée de Maurice Blanchot. A dire vrai, moins une pensée qu’une posture ou un geste : celui d'une confiance. Avant tout, Blanchot fait confiance à la possibilité de l'entretien. Ce qui s'y entretient (avec un autre, avec soi-même, avec la propre poursuite de l'entretien), c'est le rapport toujours renouvelé de la parole avec l'infini du sens qui fait sa vérité.
revue europe Maurice Blanchot (n° 940-941, août-septembre 2007)
Études et textes de: Évelyne Grossman, Thomas Regnier, Ginette Michaud, Sylvain Santi, Karl Pollin, Leslie Hill, Christophe Bident, Jonathan Degenève, Annelise Schulte Nordholt, Jean-Louis Jeannelle, Curt G. Willits, Ayelet Lilti, Sheila Concari, Philippe Ollé-Laprune, Leslie Kaplan.
La folie du jour, traduit en persan par Parham Shahrjerdi
Le livre est composé de deux parties : une introduction à l’œuvre et à la vie de l’œuvre de Maurice Blanchot, et la traduction en persan de La folie du jour.
L’introduction reprend les grandes lignes de Maurice Blanchot: partenaire invisible de Christophe Bident ainsi que les œuvres d’Emmanuel Lévinas (Sur Maurice Blanchot), Jacques Derrida (Parages, Demeure), Michel Foucault (La pensée du dehors) et Roger Laporte (Maurice Blanchot, l’ancien, effroyablement ancien).
Le livre est publié en mars 2007 par les éditions Vistâr à Téhéran.